Mort du sculpteur sénégalais Ousmane Sow

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L’artiste sénégalais Ousmane Sow, une grande figure de l’art contemporain, s’est éteint à Dakar, le 1er Décembre, à l’âge de 81 ans. Né dans cette ville le 10 octobre 1935, il est le sixième enfant de Moctar Sow, ancien combattant de la première guerre mondiale, devenu transporteur routier, et de Nafi N’Diaye, descendante d’une vieille famille de Saint-Louis-du-Sénégal.

Ousmane Sow a été connu par le grand public lors de la spectaculaire exposition de ses scultures sur le Pont des Arts en 1999. Les géants composites de l’artiste sénégalais mimaient les guerres entre ethnies africaines (Masaï, Peul, Zoulou et Nouba), mais aussi, en écho à la lutte de David contre Goliath, la bataille de Little Bighorn, qui en 1876 vit la défaite des troupes du général Custer face à Sitting Bull et aux peuples amérindiens. Ainsi, en plein Paris, entre musée du Louvre et Institut de France, surgissaient de manière magistrale ces trente-cinq guerriers échevelés aux corps surdimensionnés que l’Histoire occidentale avait longtemps laissés de côté, par ignorance ou mépris.

Ce n’est qu’à partir du milieu des années 80, approchant la cinquantaine, que l’artiste se consacre exclusivement à son art. De retour dans son pays natal, il met alors à profit sa connaissance intime de l’anatomie pour réaliser des statues monumentales noueuses, à l’expressionnisme puissant et à la surface tourmentée, où se lit l’influence de la statuaire d’Afrique occidentale, mais aussi celle de Bourdelle et de Rodin que Sow a pu découvrir à Paris.

«Monument au grand homme»

La notoriété arrive alors rapidement. Après une première exposition de sa série des Nouba au Centre culturel français de Dakar en 1987, il est invité dans de nombreuses expositions internationales, participe à la Documenta de Kassel en 1992, puis à la Biennale de Venise en 1995, à l’invitation de Jean Clair. Exécutant ses œuvres à partir de matériaux divers à la composition énigmatique, d’une grande fragilité, il commence à travailler le bronze au début des années 2000 pour répondre à un certain nombre de commandes publiques dans la tradition du «monument au grand homme», comme son Victor Hugo de plus de deux mètres de hauteur installé en 2003 sur l’esplanade des Droits de l’Homme de Besançon, ou la statue polychrome de Toussaint-Louverture, inaugurée à La Rochelle en 2015.

Le succès vient également des Etats-Unis : en 2003 le Whitney Museum de New York accueille les figures de la série Little Big Horn, tandis qu’en 2009 le National Museum of African Art de la Smithsonian Institution acquiert le groupe de sculptures auquel appartient «Toussaint-Louverture et la vieille esclave». En 2013, à Paris, il fut le premier artiste d’origine africaine à être élu à l’Académie des Beaux-Arts.

vendredi 2 décembre 2016

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