Sénégal : troubles et violences
Par Michel Lobé Etamé

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L’Afrique noire n’a rien compris de la révolution du jasmin. Les contradictions s’accumulent et l’ONU, garante de la démocratie dans le monde, reste étrangement muette.

Est-il logique qu’un vieux sénile au nom ronflant d’Abdoulaye Wade, prétendument intellectuel africain, se présente une troisième fois à l’élection présidentielle au mépris de la constitution qui ne lui accorde que deux mandats ?

A qui la faute si la violence s’installe à Dakar ?



Le Conseil constitutionnel, aux ordres du président sortant Abdoulaye Wade, a validé la candidature de ce dernier qui jadis, dénonçait Senghor et Diouf. Mais, il a repris opportunément les vieilles recettes des dictateurs africains qu’il condamnait quand il était leader de l’opposition. Aujourd’hui, il bafoue sa propre constitution.

Non content de son subterfuge, Abdoulade Wade a fait rejeter la candidature d’un opposant, un citoyen ordinaire qui répond au nom de Youssou N’Dour, artiste et homme d’affaire brillant et populaire.

L’Onu et le Roi d’Afrique Nicolas Sarkozy, restent curieusement muets. Sont-ils complices de ce coup d’éclat ? Sans aucun doute. En soumettent sa candidature au Conseil constitutionnel, Abdoulade Wade avait la caution de ses mentors. Et tout ceci au grand dam de l’Afrique francophone. Le peuple sénégalais a dénoncé avec vigueur ce coup d’état constitutionnel dont l’Afrique francophone s’est familiarisée.

Dakar la belle a passé une nuit dans la violence. Une violence justifiée quand on sait que le vieux sénile Abdoulaye Wade se propose, comme ses compères africains, à passer le témoin à son fils karim. Pauvre Afrique !

Marche vers le palais de la république



Alors que la jeunesse traumatisée par le chômage, la faim et la maladie a commencé a dresser des barricades dans les grands axes de Dakar, la société civile et l’opposition, où ce qui en reste, a demandé au peuple de marcher vers le palais de la république pour contraindre les « membres de la constitution » à la solde du président sortant d’annuler purement et simplement la candidature d’Abdoulaye Wade.

Les chantres de la liberté et du droit d’ingérence sont curieusement silencieux. Sauront-ils saisir cette occasion pour dénoncer la mascarade électorale qui se profile au Sénégal ? Je ne le crois pas. Je ne le pense pas non plus. Et qu’en est-il de nos intellectuels? Comme d’habitude, ils vont inonder la toile avec des positions partisanes et irresponsables. L’Afrique ne doit compter que sur elle-même.

samedi 28 janvier 2012

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