L’avenir de l’Afrique en question

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Michel Lobé Etamé

A l’heure où nous nous remettons à peine des réjouissances des festivités de fin d’année et que beaucoup comme moi ont formulé des vœux pour 2011, le monde n’a cessé de bouger. Un complot ici, un coup de gueule là. Mais pour la majorité des africains la préoccupation première reste la Côte d’Ivoire.


Le monde occidental a toujours vanté la sagesse africaine. Il est vrai que celle-ci a obéi sans réserve aux exigences de ses partenaires en offrant ce qu’elle a de plus chère : sa dignité. Continent sans état d’âme, l’Afrique doit choisir aujourd’hui soit le camp de la paix, soit la guerre.

Pour un continent qui se bat tous les jours pour éradiquer la faim, la première solution est la meilleure. Car nous le savons tous, il n’est jamais difficile de commencer une guerre. Mais, peut-on déterminer avec exactitude sa fin ? Alors que les marchands d’armes se frottent les mains, nos dirigeants doivent prendre conscience pour une fois de la gravité des décisions à venir. La guerre n’a jamais été une solution. Les exemples ne manquent pas. Et l’Europe en sait quelque chose pour avoir signé la convention des droits de l’homme au lendemain de la deuxième guerre mondiale dont les stigmates hantent encore bien des cercles de réflexion.

Non, nous ne voulons pas d’une guerre en Côte d’Ivoire. A cet égard, la prise de position de l’ancien leader ghanéen, Jerry Rawlings, père de la démocratie en Afrique est déterminante, car il a compris très tôt les avantages de l’alternance. La guerre ne peut être une solution pour la Côte d’Ivoire. Nous pouvons comprendre chaque camp qui a ses raisons d’indignation et de soulèvement. Mais est-ce une raison de déclencher une guerre qui va encore causer des morts gratuites et réduire tout un pays à la ruine ?

Le devoir commande à tout africain un effort de solidarité. Une solidarité pour préserver les rares acquis des indépendances. Car ne nous voilons pas la face, l’Afrique souffre d’un déficit chronique de justice et de liberté. Or, aucun progrès économique, social ou industriel n’est possible si les dirigeants ne prennent pas en compte les cris de colère qui jalonnent nos villes.

La solution en Côte d’Ivoire passe par le dialogue. Pour une fois, la sagesse africaine peut rebondir et signifier autre chose que la niaiserie. Nous devons donner une place importante au dialogue, sans aucune interférence des cercles internationaux dont les appétits, nous le savons, s’aiguisent seulement dans l’exploitation de nos richesses.


Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo peuvent dialoguer. Ils doivent le faire. Sous l’égide de l’Union africaine, une solution peut être trouvée. Car si la solution venait de l’occident, la guerre serait inéluctable au profit des intérêts mercantiles.


Qui peut mieux nous aimer, pauvres africains, que nous-mêmes ? Soyons optimistes car tout ce qui est souhaitable est réalisable. Croyons en nous pour une fois. En faisant l’économie d’une guerre, nous envoyons à l’occident un signal fort: celui d’un continent qui s’émancipe.

samedi 1 janvier 2011

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