Kenya: Odinga promet de poursuivre le combat pour une élection transparente
AFP

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Le leader de l'opposition kényane, Raila Odinga, a promis mardi de ne "pas en rester là" après la "parodie d'élection" du 26 octobre qu'il a boycottée, affirmant vouloir poursuivre le combat pour obtenir une élection libre et transparente dans le pays.

Cet appel à la résistance pacifique et à de nouvelles manifestations intervient au lendemain de la proclamation de la victoire du président sortant, M. Kenyatta, sur le score fleuve de 98,2% des voix, au terme d'un scrutin marqué par une participation historiquement faible.

"On ne peut pas en rester là avec cette élection. Si on le permettait, ce serait une farce intégrale (…) et potentiellement la fin du scrutin électoral comme moyen d'instituer le gouvernement au Kenya", a déclaré M. Odinga, 72 ans.

Cela "détruirait complètement la confiance du peuple dans le vote (...) et les élections deviendraient des rites de couronnement", a-t-il repris, lors d'un discours mesuré et lu sur un ton calme.

M. Odinga n'a pas souhaité préciser s'il saisirait la Cour suprême, comme il l'avait fait avec succès pour le scrutin du 8 août, obtenant l'invalidation - historique sur le continent - de la réélection du président Kenyatta avec 54% des voix.

La loi prévoit un délai de 7 jours à compter de la proclamation du résultat, soit jusqu'au lundi 6 novembre, pour déposer un recours devant la Cour suprême, qui dispose alors de 14 jours pour statuer.

- Un décision historique 'vaine

Le discours de M. Odinga était très attendu dans le pays, plongé depuis trois mois dans une crise politique violente qui a profondément divisé les Kényans et durement affecté l'économie la plus dynamique d'Afrique de l'Est.

Au moins 49 personnes ont été tuées depuis l'élection du 8 août, dont 9 depuis le scrutin de jeudi, pour la plupart dans la répression brutale des manifestations par la police, dans les bastions de l'opposition.

La coalition d'opposition Nasa "est pour le dialogue", a lancé mardi M. Odinga, trois fois candidat malheureux à la présidence (1997, 2007, 2013).

"Tous les désaccords politiques se règlent par le dialogue", a-t-il dit, avant de nuancer : "Avant d'engager tout dialogue, il faut être au clair sur les différences qui nous conduisent à nous asseoir (autour d'une table) pour les résoudre".

Le vice-président et colistier de M. Kenyatta, William Ruto, - Raila Odinga a qualifié mardi les deux hommes de "mégalomanes" - a d'ores et déjà écarté toute discussion sur la tenue d'un nouveau scrutin autre que celui de 2022.

De son côté, le président Kenyatta n'a pas exclu lundi de tendre la main à l'opposition, mais pas avant qu'elle ait "épuisé" toutes ses possibilités de recours judiciaires prévus par la Constitution.

Lundi, la Commission électorale avait proclamé la victoire de M. Kenyatta avec 7,483 millions de voix, soit 98,26%, contre 73.228 à M. Odinga (0,96%), signe que son appel au boycottage avait été largement respecté par ses partisans.

"La crise politique actuelle porte sur des élections libres et équitables, la démocratie, le constitutionnalisme et la règle de droit", a insisté M. Odinga, ajoutant que le scrutin de jeudi rendait "vaine la décision historique" de la Cour suprême.

M. Odinga a également annoncé la création d'une "Assemblée du peuple", qui sera composée d'élus mais aussi de représentants de la société civile, de travailleurs, de femmes, de jeunes, de représentants du secteur privé et qui aura "le devoir solennel de restaurer la démocratie" dans le pays.

Il a également promis une "campagne de résistance nationale", qui comprendra notamment "des boycottages économiques, des piquets de grève pacifiques et d'autres formes légitimes de protestation".

Mardi après-midi, après le discours de M. Odinga, la situation était calme dans les bidonvilles de Nairobi et à Kisumu, bastion de l'opposition dans l'Ouest, selon des correspondants de l'AFP.

La crise actuelle et ses violences ont ravivé dans le pays les douloureux souvenirs de 2007/2008, lorsque la présidentielle avait débouché sur les pires violences politico-ethniques de l'histoire du Kenya indépendant (1963), faisant plus de 1.100 morts et 600.000 déplacés.

mardi 31 octobre 2017

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