Et si la mondialisation n’était plus qu’un lointain souvenir ?
par Michel Lobé Etamé

Envoyer
Imprimer Commentaires - Ajouter1 209 Diminuer la taille de la police Augmenter la taille de la police
#####
 

La mondialisation a été imposée au reste du monde par les multinationales toujours à la recherche de profits mirobolants. Mais la Covid-19 a remis en cause cet équilibre précaire. Le monde des affaires est soumis à des pénuries qui ont des conséquences lourdes. Les usines situées en Asie voient leurs productions chuter. La faute revient aux circuits intégrés qui ne peuvent satisfaire la demande mondiale.

Ces pénuries remettent au gout du jour les propositions des écologistes : produire plus près de chez soi. Dans ce contexte, la mondialisation bat déjà de l’aile. Les catastrophes naturelles en cours remettent en cause la concentration des usines en Asie avec des conséquences graves pour l’environnement.

Et si la Covid-19 était une soupape de régulation pour les pays pauvres ?

La mondialisation montre ses limites. Elle est plombée par l’inflation. La pénurie de certains produits vitaux remet en causes les perspectives économiques des pays riches. Les usines tournent au ralenti. Et qui est le principal responsable ? Sans hésiter, beaucoup pointe du doigt les délocalisations sauvages et inhumaines qui ont plongé dans la précarité les travailleurs des pays riches. Ce constat était encore discutable avant la pandémie en cours. Mais aujourd’hui, les pays producteurs, maitres du développement industriel, ne maitrisent plus leurs productions.

Un autre constat vient corroborer le séisme qui secoue les grandes multinationales. Les nouvelles technologiques sont tributaires des microprocesseurs. Or leur production en Asie trahit la dépendance occidentale et affecte dangereusement certains secteurs industriels.

Le marché asiatique, vivement recommandé, est remis en cause. Il ne peut plus satisfaire les besoins de l’Occident. La dépendance provoquée par les délocalisations sauvages est vivement dénoncée.

La Covid-19 continue ses ravages. Mais elle nous amène aussi à réfléchir sur les errements provoqués par la mondialisation. Les industries du tourisme ont été affectées. La libre circulation des marchandises et la dépendance de certaines industries prouvent, une fois de plus, que le libéralisme à outrance n’est pas un choix équilibré.

Vivement la démondialisation

Un nouveau discours vient troubler notre monotonie. Certaines langues se délient. Des esprits bienveillants osent dire haut et fort que la démondialisation serait l’ultime solution pour sortir du marasme économique qui paralyse l’économie mondiale.
La production des leaders de la téléphonie est très affectée. La faute à qui ? Les circuits intégrés, bien sûr. Dans la panique, le discours, jusqu’ici discret des constructeurs, a été repris par tous les médias. Tout ce petit monde s’accorde à donner un coup de fouet au rapatriement des productions majeures en Occident.

Est-ce donc la fin du « made in China » ? Certainement pas. Mais ce discours prend forme. Il s’accroche même chez les fervents défenseurs du libéralisme qui voient ici leurs limites. La mondialisation et ses effets pervers sur l’écologie est condamnée. Aujourd’hui, il faut produire et consommer sur place.

La pénurie des circuits intégrés en Occident est devenue un véritable cauchemar pour l’industrie automobile, la cybernétique, la robotique et la téléphonie. Cette pénurie affecte aussi l’industrie des jouets alors que les fêtes de fin d’année approchent. C’est aussi une aubaine pour les pays pauvres inondés des produits bon marché qui tuent les productions locales. L’Afrique n’a pas su tirer ses épingles du jeu car la mondialisation a été imposée de force aux plus faibles par les multinationales et les rapaces de la finance.

L’Afrique saura-t-elle tirer profit de ce bouleversement qui affectent les pays riches et pour la première fois la Chine ? Elle a tout à gagner à relancer les productions industrielles locales jusqu’ici étouffées « volontairement » par les pouvoirs politiques sans ambitions patriotiques. Un réveil des consciences s’impose. Pour y parvenir, l’Afrique a besoin d’une nouvelle classe politique portée par sa jeunesse décomplexée et résiliente.

Un nouveau courant, celui de la démondialisation, a trouvé sa voie. Il permet de réparer les erreurs causées par le fossé qui sépare les riches et les pauvres.


Par Michel Lobé Étamé
Journaliste Indépendant
Retrouvez l’éditorial sur notre site www.ekilafrica.com et laissez vos réactions avec modération.
Vous pouvez suivre tous les vendredis à 13h30 sur Radio Sud Besançon un débat d’actualité animé par Michel Lobé Étamé à cette adresse : http://radiosud.net/

vendredi 22 octobre 2021

Dans la même catégorie

Commentaires

Nom / Prénom / Pseudo
*
Votre email
*
Votre commentaires*
Le formulaire est verrouillé..
Cliquez ici pour désactiver la sécurité du formulaire

 
Par Francois le 27/10/2021
J'exporte de montreal a Valparaiso, le transport m'est facturé 1690us$. Avant covid je payais 1800us$! J'importe de Valparaiso à montreal, la facture se chiffre a 7450us$. Avant covid, 3200us$ Meme tableau pour l'afrique. Comment alors concilier cette réalité avec le recul présumé d'une sauvage mondialisation occidentale? Comment notre jeunesse décomplexée saurait elle jongler contre l'ESCLAVAGISME capitaliste, puisqu'il s'agit de ça à la racine du problème? Envoyé de mon LG. Solaire _______________________________ Inzira ni ngufi ikaba inzitane.


EBANDA Manfred 1935 - 2003 - Compilations 2013 des plus belles reprises d'AMIE (AMI OH) en téléchargement DouDouDiouf - Métropolicain en téléchargement Mr Dagher - Bénédiction en téléchargement DICK L'EPHPHATA - Je Gravirai les marches en téléchargement Ella SARA - All Glory to God en téléchargement
Princesse Ariane - Dimension Nouvelle en téléchargement Choeur Gospel Douala - en téléchargement FA DIESE - Au delà des frontières En téléchargement Rostand Mballa - Tu es ma préférée en téléchargement Mathématik - Soudée en téléchargement