FRANCE: Une mort qui ressemble à celle de George Floyd émeut la France
AFP

Envoyer
Imprimer Commentaires - Ajouter0 69 Diminuer la taille de la police Augmenter la taille de la police
#####
 

La famille d’un homme de 42 ans mort lors d’une interpellation en janvier à Paris a demandé mardi au gouvernement français la suspension des policiers mis en cause, à l’heure où des manifestations dénonçant les violences policières ont rassemblé des milliers de personnes dans le pays.

Le 3 janvier, Cédric Chouviat, un livreur en scooter, avait été victime d’un malaise cardiaque aux abords de la Tour Eiffel dans la capitale française après avoir été plaqué au sol, casque sur la tête, par trois policiers au terme d’un contrôle routier tendu, filmé par une quatrième fonctionnaire de police.

Transporté dans un état critique à l’hôpital, il y est mort le 5 janvier des suites d’une asphyxie « avec fracture du larynx », selon les premiers éléments de l’autopsie.

Une information judiciaire pour « homicide involontaire » avait été ouverte.

Mais lundi, l’affaire est revenue au cœur de l’actualité en France après des révélations issues de l’expertise judiciaire.

Lors de sa mise au sol et de son menottage par les policiers, Cédric Chouviat a déclaré « J’étouffe », à sept reprises.

Des mots que les quatre policiers désormais sous la menace d’une inculpation assurent ne pas avoir entendus, selon leurs avocats.

« M. Chouviat était en train de résister à son interpellation, et c’est dans la lutte qu’il a tenu ses propos, à côté d’une voie de circulation, les quais de Seine, avec des bruits environnants et les bruits de la lutte : les policiers ne les ont pas entendus », a affirmé à l’AFP Thibault de Montbrial, avocat de deux d’entre eux.

« Lorsque les enquêteurs de l’IGPN (la police des polices, NDLR) les ont confrontés à cet enregistrement », le 17 juin en garde à vue, « les policiers ont tous été surpris et catastrophés, car s’ils avaient entendu ces propos, évidemment ils se seraient aussitôt arrêté de lutter », a poursuivi l’avocat, qualifiant la mort de Cédric Chouviat de « drame épouvantable ».

Appel au président Macron

Lors d’une conférence de presse mardi, Sofia Chouviat, la fille de la victime, a dit attendre une « réponse solennelle du président Emmanuel Macron ».

« On ne comprend toujours pas pourquoi (les 4 policiers) n’ont pas été suspendus, on ne comprend pas pourquoi la technique d’interpellation », une clé d’étranglement, « n’a toujours pas été interdite ».

Le ministre français de l’Intérieur Christophe Castaner avait annoncé l’abandon futur de cette technique début juin, mais elle reste finalement autorisée en attendant la définition d’une méthode alternative.

Pour Arié Alimi, l’un des avocats de la famille de la victime, « ce qui a conduit à la mort de Cédric Chouviat, c’est un enchaînement inexorable : le chantage à l’outrage provoqué à chaque fois qu’il y a contrôle » policier et qui « crée des blessés, des morts en France », d’après lui.

La question des violences policières est revenue au premier plan en France dans le sillage d’un mouvement mondial déclenché par le meurtre aux États-Unis de George Floyd, un quadragénaire noir asphyxié par un policier blanc.

Plusieurs manifestations ont eu lieu dans diverses villes françaises pour dénoncer les violences policières.

Les incidents en marge du mouvement social des « gilets jaunes » dont les manifestations ont secoué la France durant l’hiver 2018-2019, avaient déjà engendré des critiques sur le maintien de l’ordre.

L’usage des lanceurs de balle de défense et des grenades à main de désencerclement avait été pointé du doigt, accusé d’avoir blessé ou mutilé plusieurs manifestants.

Mardi, un policier a par ailleurs été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour avoir matraqué une « gilet jaune » de 62 ans, lors d’une manifestation à Strasbourg (est), en janvier 2019.

L’ONG Human Rights Watch a appelé dimanche Emmanuel Macron à annoncer des « réformes concrètes » afin de mettre fin aux « contrôles d’identité abusifs et discriminatoires » et au « racisme au sein des forces de l’ordre », au lendemain de nouvelles manifestations en France pour dénoncer les violences policières.

mercredi 24 juin 2020

Dans la même catégorie

Commentaires

Nom / Prénom / Pseudo
*
Votre email
*
Votre commentaires*
Le formulaire est verrouillé..
Cliquez ici pour désactiver la sécurité du formulaire

 


EBANDA Manfred 1935 - 2003 - Compilations 2013 des plus belles reprises d'AMIE (AMI OH) en téléchargement Henry Njoh en téléchargement Dina Bell en téléchargement Charles Lembe en téléchargement Album Micheline Ewang - Dissongo en téléchargement Ben Decca en téléchargement
Newsletter
The Very Best of - Bell'A NJOH en téléchargement