La CPI ordonne la mise en liberté provisoire du Congolais Bemba
AFP

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Après son acquittement vendredi dernier par la Cour pénale internationale, Jean Pierre Bemba a été libéré par les juges de la CPI. Les juges de la CPI ont ordonné la libération de l'ancien vice-président de la RDC, Jean Pierre Bemba.

La semaine dernière, Jean-Pierre Bemba a été relaxé des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Seulement, cette sentence n'avait pas été assortie d'une libération immédiate.

En 2016, Jean Pierre Bemba avait été condamné en première instance à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour les atrocités commises par ses troupes en République centrafricaines entre 2002 et 2003.

Selon la Cour, le chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC) n'avait entrepris aucune démarche pour arrêter les violences commises par ces troupes durant cette période.

En prononçant son acquittement , la chambre d'appel de la CPI a estimé qu' absent de la Centrafrique au moment des faits, il n'aurait pas pu contrôler à distance les agissements de sa milice.

La relaxe de Jean-Pierre Bemba a suscité de nombreuses réactions.

L'enthousiasme de ses partisans contrastait avait les regrets des organisations de défense des droits de l'homme.

Selon Amnesty international, "c'est un coup dur pour les victimes d'une horrible campagne de viol et de violence sexuelle".

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda a qualifié cette décision de "regrettable et troublante"

Toutefois, Jean-Pierre Bemba n'en a pas encore fini avec la CPI.

En Mars 2017, il avait été condamné à un an de prison et à une amende de 350000 dollars pour subornation de témoins lors de son procès pour crimes de guerre.

Un nouveau procès a été ordonné en appel.

La CPI ordonne la mise en liberté provisoire du Congolais Bemba

La Haye - La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné mardi la libération provisoire de l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté en appel à la surprise générale de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

"La Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale a ordonné la mise en liberté provisoire sous conditions spécifiques de M. Jean-Pierre Bemba", a déclaré la CPI dans un communiqué, mettant fin à plus d'une décennie de détention pour l'ancien chef de guerre.

M. Bemba, ancien riche homme d'affaires devenu chef de guerre puis vice-président, a passé plus d'une décennie en détention après sa condamnation en première instance en 2016 à 18 ans de prison, la peine la plus lourde jamais imposée par la CPI, pour les meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003.

M. Bemba devrait rejoindre son épouse et ses cinq enfants installés en Belgique, selon ses avocats. Toutefois, sa mise en liberté provisoire a été ordonnée sous des conditions spécifiques.

Il doit "s'abstenir de faire des déclarations publiques sur cette affaire, ne pas changer d'adresse sans préavis, ne contacter aucun témoin dans cette affaire et se rendre immédiatement aux autorités compétentes si la Chambre de première instance l'exigeait", a ajouté la CPI.

Bien qu'acquitté vendredi dans un revirement de situation exceptionnel devant la Cour basée à La Haye, le Congolais n'avait pas été libéré en raison d'une affaire de subornation de témoins dans le cadre de son principal procès et dont la procédure est encore en cours.

"Compte tenu de tous les facteurs pertinents et des circonstances de l'affaire dans son ensemble, la Chambre de première instance considère que les conditions juridiques d'un maintien en détention ne sont pas remplies", a poursuivi la CPI.

Le procès du Congolais, qui s'est ouvert à La Haye en novembre 2010, était le premier de la CPI mettant en avant la responsabilité d'un commandant militaire quant à la conduite des troupes sous son contrôle.

La chambre d'appel a estimé qu'il n'a pas été prouvé que M. Bemba, qui n'était pas lui-même présent en Centrafrique lors des faits, aurait pu contrôler à distance les agissements de sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC).

mardi 12 juin 2018

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