Le dépistage du cancer de la prostate

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Le cancer de la prostate est le type de cancer le plus fréquent chez l’homme. La plupart des cas sont diagnostiqués autour de l’âge de 70 ans. Pour optimiser sa prise en charge précoce, un dépistage annuel est proposé aux hommes de plus 50 ans. Il permet d’identifier la maladie plus tôt et de limiter ainsi les risques de complication et les effets secondaires, comme l’incontinence urinaire.


Focus sur le cancer de la prostate

La prostate est une petite glande de l’appareil reproducteur masculin. Lors d’un cancer de la prostate, les cellules glandulaires prostatiques se multiplient de manière anarchique, jusqu’à former une tumeur. Si la maladie n’est pas traitée rapidement, les cellules cancéreuses peuvent se propager à d’autres organes : on parle alors de métastases.

Le cancer de la prostate peut être à l’origine de fuites urinaires et de problèmes d’impuissance. Il se manifeste par différents symptômes, dont l'hypertrophie bénigne de la prostate. Lorsque la prostate grossit, la vessie et les nerfs se trouvent comprimés et le contrôle du besoin d’uriner devient plus difficile. Chez les patients les plus âgés, ces troubles s’accompagnent parfois de douleurs et d’une perte de contrôle : on parle d’hyperactivité vésicale

Selon l’Institut national du cancer, 53 913 nouveaux cas de cancers de la prostate ont été décelés en France en 2011. Ce cancer a occasionné le décès de 8 893 personnes (1). Un dépistage annuel de la prostate est préconisé chez les hommes entre 50 ans et 75 ans. Il est fortement recommandé dès 45 ans en cas d’antécédents familiaux.

Le dépistage du cancer de la prostate

Le dépistage du cancer de la prostate comporte deux examens : une palpation de la prostate et une prise de sang.

La palpation de la prostate. Le médecin vérifie les modifications du volume, de la forme et de la consistance de la prostate. L’objectif est de déceler une anomalie et la présence éventuelle d’une tumeur. La palpation de la prostate est un acte indolore, de très courte durée (à peine deux minutes), sans aucun risque pour le patient.
Le dosage sanguin du PSA. Ce prélèvement sanguin permet de mesurer le dosage d’antigène prostatique spécifique de la prostate. Cette protéine produite par la prostate est retrouvée en faibles proportions à l’état normal. Un taux de PSA dans le sang élevé signale l’existence d’une anomalie de la prostate qui peut être annonciatrice d’un cancer de la prostate.

Si l’un des examens révèle une anomalie, une biopsie est réalisée. Un résultat positif n’est pas synonyme de gravité. En effet, si certains cancers de la prostate sont agressifs, d’autres restent inactifs ou évoluent très lentement. De manière générale, une prise en charge précoce de la maladie assure de bonnes chances de guérison.

La moitié des cancers de la prostate dépistés ne nécessitent pas de traitement. La Haute Autorité de la Santé (HAS) pointe du doigt un problème de surtraitement (utilisation de thérapies lourdes qui causent davantage d'effets secondaires que de complications liées à la seule maladie). Elle préconise un dépistage ciblé, réservé à certaines catégories de la population dites « à risque » (par la littérature médicale).

Les traitements du cancer de la prostate

Si un cancer de la prostate est diagnostiqué, le patient entre dans une phase de suivi actif. Un traitement n’est proposé qu’en cas d’évolution de la maladie. Une prostatectomie (ablation chirurgicale de la prostate) peut alors être envisagée. Selon l’avancée de la maladie, des séances de radiothérapie(2) viendront compléter le traitement.

En cas de métastases, une hormonothérapie(3) de longue durée est proposée afin de stabiliser la maladie.

Enfin, si le cancer de la prostate est hormonorésistant, on a recours à la chimiothérapie(4) qui permet de stopper l’évolution du cancer et de réduire les douleurs associées.

Le dépistage du cancer de la prostate permet une meilleure prise en charge de la maladie et une augmentation des chances de guérison. Pour savoir si vous devez envisager ce dépistage, demandez conseil à votre médecin traitant.

Les traitements du cancer de la prostate peuvent dans une faible proportion être à l’origine d’incontinence urinaire qui, dans certains cas, se résorbera après quelques mois. Si ce n’est pas le cas, différentes solutions peuvent être envisagées : rééducation périnéale, pose de bandes sous-urétrales…

En attendant une amélioration, l’utilisation de protections adaptées est recommandée. Il existe désormais des protections incontinence spécialement conçues pour l’anatomie masculine. En cas d’incontinence importante, l’utilisation de slips absorbants, protections anatomiques et changes complets (pour les personnes dépendantes et alitées) est conseillée.

Sources :
(1)©Les cancers en France, édition 2016, collection Les données, Institut national du cancer, avril 2017.

mardi 5 décembre 2017

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